Contrat de mariage
Vérifié le 27 janvier 2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Vous allez vous marier et vous voulez choisir votre régime matrimonial: titleContent ? Si vous vous mariez sans contrat, vous êtes soumis au régime de la communauté légale. Vous devez signer un contrat de mariage: titleContent si vous voulez opter pour un autre régime. Si vous souhaitez changer de régime, vous devez aussi établir un contrat. Dans les 2 cas, le recours à un notaire est obligatoire. Nous vous présentons les informations à connaître.
Avant le mariage
La signature d’un contrat de mariage n’est pas obligatoire.
Si vous ne signez pas de contrat, vous êtes d'office sous le régime légal de la communauté réduite aux acquêts.
Si vous signez un contrat de mariage, vous pouvez choisir votre régime matrimonial.
Vous pouvez adopter l'un des régimes matrimoniaux prévus par la loi (séparation de biens, communauté universelle, participation aux acquêts, etc.) ou choisir des règles plus adaptées.
Vous devez signer votre contrat de mariage devant un notaire.
Le notaire a une obligation de conseil à votre égard.
C'est particulièrement important si l'un de vous n'est pas de nationalité française (en raison du risque de conflit entre les règles appliquées par les pays d’origine et en raison des éventuelles conséquences civiles et fiscales).
Où s’adresser ?
Séparation de biens
Vos patrimoines restent séparés.
Vous conservez l'administration, la jouissance et la libre disposition de vos biens personnels.
Toutefois, vous devez contribuer aux charges du mariage.
Toutes les dettes que l'un de vous 2 contracte vous engagent tous les 2 si elles portent sur l'une des obligations suivantes :
- Entretien du ménage
- Éducation des enfants.
Pour les autres dettes, seul l'époux qui les contracte est engagé.
À noter
En fonction de votre situation, vous pouvez faire le choix de clauses adaptées (mise en commun de certains biens par exemple).
Communauté d'acquêts aménagée
Vous pouvez adopter le régime de la communauté de meubles et d'acquêts ou le régime de la communauté réduite aux acquêts, mais en modifiant certaines clauses.
Vous pouvez, par exemple, souhaiter intégrer les éléments suivants :
- Partage inégal des biens communs entre vous 2
- Possibilité de rachat par l'un ou l'autre d'entre vous de tout ou partie des biens de l'autre, selon un prix ou des règles fixées à l'avance.
Toutes les dettes que l'un de vous 2 contracte vous engagent tous les 2 si elles portent sur l'une des obligations suivantes :
- Entretien du ménage
- Éducation des enfants.
Pour le règlement des autres dettes, il est notamment tenu compte de la nature de vos biens, communs ou propres à un seul époux.
Communauté universelle
Tous vos biens (mobiliers: titleContent ou immobiliers: titleContent, présents et à venir) sont communs.
Vous pouvez intégrer ou non une clause d'attribution intégrale de la communauté à l'époux survivant en cas de décès.
À noter
Tous les biens étant communs, vos créanciers: titleContent peuvent exiger le remboursement de vos dettes sur l'ensemble de votre patrimoine.
Participation aux acquêts
Pendant la durée du mariage, ce régime matrimonial fonctionne comme si vous étiez mariés sous le régime de la séparation de biens.
Mais à la dissolution de l'union (divorce ou décès), c’est la communauté de biens qui l’emporte.
Le notaire calcule d'abord l'enrichissement de chacun de vous 2 durant le mariage. Il est ensuite partagé de façon équitable entre vous 2.
Celui qui s'est le moins enrichi a droit à une créance: titleContent de participation.
À noter
Un régime de participation aux acquêts spécifique vous est ouvert si vous êtes un couple franco-allemand. Il est aussi accessible plus largement, notamment aux couples de Français ou d'Allemands qui vivent en Allemagne ou en France.
Rôle du notaire
Vous devez vous adresser à un notaire.
Il doit établir le contrat avant la célébration de votre mariage.
Mieux vaut vous y prendre plusieurs semaines à l'avance.
Le notaire vous interroge notamment sur les éléments suivants :
- Vos patrimoines respectifs
- Présence ou non d'enfants (communs ou non)
- Vos situations professionnelles.
Il vous conseille, vous propose une rédaction de contrat, puis procède à l'enregistrement de la version finalement adoptée.
Les règles suivantes, fixées par la loi, doivent toujours être respectées :
- Droits et devoirs qui résultent du mariage
- Règles de l'autorité parentale
- Règles d'ordre légal des héritiers.
Où s’adresser ?
Coût du contrat de mariage
Les frais dépendent de l'importance et de la nature des biens mobiliers: titleContent ou immobiliers: titleContent qui sont mentionnés dans le contrat.
Dans tous les cas, vous devez vous acquitter des frais suivants :
- Émoluments du notaire pour l'établissement du contrat de mariage
- Frais de procédure (droit d'enregistrement, copie authentique, etc.) et de publicité
- Taxes.
Les émoluments du notaire sont proportionnels à la valeur des biens mentionnés dans le contrat de mariage, si cette valeur dépasse 30 800 €.
Jusqu'à 30 800 €, l'émolument du notaire est fixé à 188,68 € (hors taxes).
Un époux peut être déchu des avantages que lui donne le régime matrimonial s’il a été condamné pour certains actes graves.
Un époux est automatiquement déchu des avantages que lui donnent le régime matrimonial s’il a été condamné (comme auteur ou complice) pour l’un des actes suivants :
- Avoir volontairement donné ou tenté de donner la mort à son époux
- Avoir volontairement commis des violences ayant entraîné la mort de son époux sans intention de la donner.
L'époux peut aussi être déchu des avantages liés à son régime matrimonial s'il a été condamné pour l’un des faits suivants :
- Tortures, actes de barbarie, violences volontaires, viol ou agression sexuelle envers son époux
- Témoignage mensonger porté contre son époux dans une procédure criminelle
- Abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité corporelle de son époux qui en est décédé
- Dénonciation calomnieuse contre son époux concernant des faits criminels.
À savoir
La déchéance doit être prononcée par le tribunal judiciaire.
Après le mariage
Pour changer de régime, vous devez signer votre nouveau contrat de mariage devant un notaire.
Vous pouvez faire l'un des choix suivants :
- Établir un contrat après le mariage si vous vous êtes mariés sans contrat
- Modifier le contrat existant
- Changer de régime matrimonial.
Vous devez vous adresser à un notaire.
Le notaire a une obligation de conseil à votre égard.
C'est particulièrement important si l'un de vous n'est pas de nationalité française (en raison du risque de conflit entre les règles appliquées par les pays d’origine et en raison des éventuelles conséquences civiles et fiscales).
Où s’adresser ?
Personnes à informer du projet de changement de régime matrimonial
Vous devez informer de votre projet de changement de régime matrimonial les personnes suivantes :
- Représentant d'un enfant mineur sous tutelle
- Enfants majeurs
- Créanciers: titleContent (via un journal d'annonces légales)
- Personnes qui étaient parties au contrat de mariage éventuel modifié.
Vos enfants majeurs peuvent s'opposer à la modification du régime matrimonial dans un délai de 3 mois.
Vos créanciers peuvent s'opposer à la modification dans les 3 mois suivant la publication.
Ils doivent avertir de leur contestation le notaire qui établit l'acte. Celui-ci vous en informera.
Homologation du tribunal
Vous devez demander au tribunal judiciaire de votre domicile l'homologation: titleContent de votre changement de régime, uniquement en cas d'opposition d'une des personnes suivantes :
- Enfant majeur
- Représentant d'un enfant majeur protégé ou d'un enfant mineur sous tutelle
- Créancier.
L’assistance d'un avocat est obligatoire.
L’avocat présente une requête: titleContent au tribunal en votre nom à tous les 2, à laquelle est jointe une copie de l'acte notarié.
Pour homologuer le nouveau régime, le juge examine les éléments suivants :
- Intérêt de la famille
- Préjudice pour les créanciers: titleContent.
Il peut recueillir l'avis des enfants, mais il n'est pas obligé de le suivre.
Où s’adresser ?
Coût du changement de contrat
Le coût du changement de régime matrimonial dépend du changement envisagé, de la composition du patrimoine des époux (biens mobiliers: titleContent ou immobiliers: titleContent) et de la valeur des biens qui sont mentionnés dans le contrat.
C’est au notaire de calculer le coût du changement de régime.
Vous devez payer les frais suivants :
- Frais de publicité et de procédure
- Émoluments du notaire calculés sur la valeur des biens
- Frais de liquidation du régime matrimonial
- Frais d'avocat en cas d'homologation devant le tribunal
- Frais d'information auprès des créanciers et des enfants majeurs.
Les émoluments du notaire sont proportionnels à la valeur des biens mentionnés dans le contrat de mariage, si cette valeur dépasse 30 800 €.
Jusqu'à 30 800 €, l'émolument du notaire est fixé à 188,68 € (hors taxes).
Vous pouvez changer de régime, que vous soyez mariés sans contrat ou que vous ayez déjà signé un contrat de mariage.
Vous pouvez adopter l'un des régimes matrimoniaux prévus par la loi ou choisir des règles plus adaptées.
Séparation de biens
Vos patrimoines restent séparés.
Vous conservez l'administration, la jouissance et la libre disposition de vos biens personnels.
Toutefois, vous devez contribuer aux charges du mariage.
Toutes les dettes que l'un de vous 2 contracte vous engagent tous les 2 si elles portent sur l'une des obligations suivantes :
- Entretien du ménage
- Éducation des enfants.
Pour les autres dettes, seul l'époux qui les contracte est engagé.
À noter
En fonction de votre situation, vous pouvez faire le choix de clauses adaptées (mise en commun de certains biens par exemple).
Communauté d'acquêts aménagée
Vous pouvez adopter le régime de la communauté de meubles et d'acquêts ou le régime de la communauté réduite aux acquêts, mais en modifiant certaines clauses.
Vous pouvez, par exemple, souhaiter intégrer les éléments suivants :
- Partage inégal des biens communs entre vous 2
- Possibilité de rachat par l'un ou l'autre d'entre vous de tout ou partie des biens de l'autre, selon un prix ou des règles fixées à l'avance.
Toutes les dettes que l'un de vous 2 contracte vous engagent tous les 2 si elles portent sur l'une des obligations suivantes :
- Entretien du ménage
- Éducation des enfants.
Pour le règlement des autres dettes, il est notamment tenu compte de la nature de vos biens, communs ou propres à un seul époux.
Communauté universelle
Tous vos biens (mobiliers: titleContent ou immobiliers: titleContent, présents et à venir) sont communs.
Vous pouvez intégrer ou non une clause d'attribution intégrale de la communauté à l'époux survivant en cas de décès.
À noter
Tous les biens étant communs, vos créanciers: titleContent peuvent exiger le remboursement de vos dettes sur l'ensemble de votre patrimoine.
Participation aux acquêts
Pendant la durée du mariage, ce régime matrimonial fonctionne comme si vous étiez mariés sous le régime de la séparation de biens.
Mais à la dissolution de l'union (divorce ou décès), c’est la communauté de biens qui l’emporte.
Le notaire calcule d'abord l'enrichissement de chacun de vous 2 durant le mariage. Il est ensuite partagé de façon équitable entre vous 2.
Celui qui s'est le moins enrichi a droit à une créance: titleContent de participation.
À noter
Un régime de participation aux acquêts spécifique vous est ouvert si vous êtes un couple franco-allemand. Il est aussi accessible plus largement, notamment aux couples de Français ou d'Allemands qui vivent en Allemagne ou en France.
Un époux peut être déchu des avantages que lui donne le régime matrimonial s’il a été condamné pour certains actes graves.
Un époux est automatiquement déchu des avantages que lui donnent le régime matrimonial s’il a été condamné (comme auteur ou complice) pour l’un des actes suivants :
- Avoir volontairement donné ou tenté de donner la mort à son époux
- Avoir volontairement commis des violences ayant entraîné la mort de son époux sans intention de la donner.
L'époux peut aussi être déchu des avantages liés à son régime matrimonial s'il a été condamné pour l’un des faits suivants :
- Tortures, actes de barbarie, violences volontaires, viol ou agression sexuelle envers son époux
- Témoignage mensonger porté contre son époux dans une procédure criminelle
- Abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité corporelle de son époux qui en est décédé
- Dénonciation calomnieuse contre son époux concernant des faits criminels.
À savoir
La déchéance doit être prononcée par le tribunal judiciaire.
Qui peut m'aider ?
Vous avez une question ? Vous souhaitez être accompagné(e) dans vos démarches ?
Pour plus d'informations sur ce sujet, vous pouvez contacter Allô Service Public.
Attention : le service n'a pas accès aux dossiers personnels des usagers et ne peut donc pas renseigner sur leur état d'avancement.
- Lundi : de 08h30 à 17h30
- Mardi : de 08h30 à 12h15
- Mercredi : de 08h30 à 12h15
- Jeudi : de 08h30 à 17h30
- Vendredi : de 13h00 à 16h15
- Service gratuit
Les informateurs qui vous répondent appartiennent au ministère de la justice.
- Point-justice
- Notaire
Dispositions générales sur les régimes matrimoniaux
Communauté conventionnelle
Communauté universelle
Régime de séparation des biens
Régime de participation aux acquêts
Coût d'un contrat de mariage (article A444-82)
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